Canal des Salines, embranchement de Loudrefing
Entre l'écluse 13 et 14

A la fin du XVIII siècle, on réfléchit à un moyen de donner un débouché fluvial aux salines de Dieuze. A cette époque le sel est un produit important pour la conservation et il est soumis à un impôt " la gabelle".
A l'origine, dans le projet de C.C. Robin (1802-1806), le canal devait se développer sur 36 km entre Dieuze et Sarralbe, avec un bief de partage du côté de Cutting et 8 écluses de 20 m x 4,10 m sur chaque versant. Le mouillage devait être de 1,20 m, pour des bateaux chargeant 30 à 40 tonnes. L'alimentation du bief de partage devait se faire par une rigole flottable prélevant l'eau de la Sarre à Imling, un peu à l'amont de Sarrebourg. Très sinueuse, cette rigole devait se développer sur 49 km.
Les travaux commencent en 1809, le versant de Dieuze est achevé et l'on commence celui de Sarralbe. Mais la chute de l'empire remet les choses en question et la compagnie des salines de l'Est refuse de financer le projet à la suite du changement de frontières (traité de paris 1815). En 1817 les travaux cessent et le chantier est rendu à la hauteur d'Insviller.
En 1860, l'ouverture en 1853 du canal de la Marne au Rhin, et celle, imminente de celui des Houillères de la Sarre (ouvert en 1866), remettent le canal des Salines à l'ordre du jour, avec un gabarit légèrement supérieur. Le tracé inachevé de Loudrefing à Sarralbe est abandonné au profit d'une jonction plus directe de Loudrefing à Mittersheim, longue de 5,9 km. Ce premier tracé de 1806 se voit encore nettement sur plusieurs kilomètres entre Loudrefing jusqu'aux environs de Lhor et Inswiller.
Seule la section de Mittersheim à Loudrefing sera opérationnelle (à partir de décembre1881),cette section était exploitée en sens unique,pour cette raison des horaires étaient fixés pour naviguer dans un sens puis dans l'autre. Tout le reste du canal sera aliéné.Cette section connaitra un certain trafic jusque pendant l'entre deux guerres, puis il disparaitra et le canal sera totalement abandonné (1940). Des vestiges sont encore visibles sur place témoins de cet ouvrage oublié.
JM.CB.JD.GA


Commentaires
le 31-01-2012 à 15:29:02
N'étant pas historien, je pourrai me tromper.